Gestionnaire de mots de passe : comment bien choisir

Réutiliser le même mot de passe partout est la première cause de compromission de comptes. Un gestionnaire génère, stocke et remplit un mot de passe unique par service. Voici les critères qui comptent vraiment, et nos analyses, sans note inventée.

Pourquoi en utiliser un

Le maillon faible n'est pas la solidité d'un mot de passe isolé, c'est sa réutilisation : une fuite chez un service expose tous les comptes qui partagent le même mot de passe. Le gestionnaire inverse la logique : un mot de passe unique, long et aléatoire par service, et un seul mot de passe maître à retenir. Pour construire ce mot de passe maître, appuyez-vous sur les conseils de la CNIL pour un bon mot de passe.

Les critères qui comptent

  • Chiffrement « zero knowledge » : le coffre est chiffré de bout en bout, l'éditeur ne peut pas lire vos données. Critère non négociable.
  • Code ouvert et audits : un code source public et audité se vérifie ; une boîte noire se croit sur parole.
  • Multiplateforme : extensions navigateur, mobile et bureau, pour que la sécurité ne dépende pas d'un appareil.
  • Export chiffré et réversibilité : pouvoir partir un jour, avec ses données, est un signe de confiance.
  • Connexion en deux étapes (2FA) sur le coffre lui-même.
  • Modèle économique lisible : qui paie quoi, et que finance la version gratuite.

Nos analyses

Analysé, pas testé

Même règle pour toutes les analyses : aucune note sans test réel, statut affiché sur chaque page, aucun lien affilié à ce jour.

Questions fréquentes

Un gestionnaire de mots de passe, est-ce vraiment plus sûr ?

Il résout le problème principal : la réutilisation du même mot de passe partout. Un gestionnaire génère et retient un mot de passe unique et long par service ; vous ne mémorisez plus qu'un seul mot de passe maître, à choisir très solide.

Le gestionnaire intégré au navigateur suffit-il ?

C'est mieux que de réutiliser ses mots de passe. Un gestionnaire dédié apporte en plus le multiplateforme (tous navigateurs et appareils), le partage sécurisé, l'export chiffré et des fonctions d'audit des mots de passe faibles ou compromis.

Et si la société derrière le gestionnaire est piratée ?

C'est pour cela que le chiffrement dit « zero knowledge » est le critère n°1 : le coffre est chiffré de bout en bout et l'éditeur lui-même ne peut pas lire son contenu. Sans votre mot de passe maître, les données volées restent illisibles.

La sécurité des comptes commence par leur ménage

Moins de comptes = moins de surface d'attaque. Voyez aussi supprimer ses comptes inutilisés et sortir des data brokers.